15.3.10
1.1
L'enfant est maintenant à deux pas de chez lui, il peut presque sentir le doux parfum de sa mère, son vrai parfum, pas celui qu'elle porte mais celui qu'elle a pour de bon, là, au creux du cou. Il est tout excité aussi à l'idée de raconter toute son aventure à ses frères, tant il est sûr que le plus grand ne le croira pas et que le plus jeune se passionnera totalement, tant il est sûr surtout qu'après avoir vécu tout ça, ils seront fiers de lui. Le voilà enfin devant la porte de sa maison, la porte dont il a rêvé pendant des semaines. La fatigue et le froid automnal ne l'empêchent pourtant pas de faire une ultime farce, un dernier pied de nez avant son retour vers une vie plus calme et mieux organisée. Plutôt que d'entrer d'un seul coup comme on fait lorsque l'on rentre chez soi, il préfère sonner. Quelques secondes plus tard, il n'est déjà plus là.
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